GRAPHIC DESIGN & SPREE ART
AGALACTIAETYPE
UNE COLLABORATION ENTRE ARTISTE ET SCIENTIFIQUES
L’Unité mixte de recherche Infectiologie et santé publique (UMR ISP) est une structure conjointe entre INRAE et l’Université de Tours.
Elle regroupe environ 160 personnes, dont 80 chercheurs, enseignants-chercheurs et ingénieurs. Ses 10 équipes de recherche, sa plateforme Centre International de Ressources Microbiennes-Bactéries Pathogènes et son plateau technique Imagerie et Infectiologie se situent à la fois sur le site INRAe de Nouzilly et dans les facultés de médecine, de pharmacie et des sciences et techniques de l’Université de Tours. Ce laboratoire a pour objectif de combattre les maladies infectieuses chez l’animal et chez l’homme qui présentent un danger pour la santé publique en lien également avec le concept «One healthTM / Une seule Santé» qui promeut une recherche intégrée à l’interface entre l’homme, l’animal et l’environnement.
C’est avec Émilie Camiade, chercheuse dans l’équipe Bactéries et Risque Materno-Foetal (ISP-BRMF) de ce laboratoire que nous avons construit le projet Agalactiaetype, « Agalactiae » venant du nom « agalactiae streptococcus », bactérie étudiée dans son laboratoire, « type » venant de « monotype », un des procédé de gravure que les chercheur.euses ont pu découvrir dans le cadre de ce projet.
RENCONTRE ENTRE DEUX UNIVERS
La rencontre entre mon travail d’artiste et le travail en laboratoire était le pivot central. Mon travail d’artiste se retrouve avec celui des scintifiques, dans cet période de tatonnement, d’hésitation, d’expérimentations, en changeant un paramètres ou deux pour arriver à un résultat qui n’était peut être pas prévu départ.
J’ai voulu mettre les chercheur.e.s dans la peau des artistes et leur ai proposé d’être les acteurs de ce projet en plus d’en être les sujets.
LES ATELIERS
Sur l’année 2025, je les ai invité dans mon ateliers pour découvrir 3 procédés de gravure : le monotype, la linogravure et la gravure sur tetrapack. Chacun.e.s est venu 3 fois au total sur 4 heures de temps d’atelier pour réaliser des gravures inspirées de leur travail en laboratoire en s’appuyant sur les photos prises lors de ma visite ainsi que celles tirées de leurs observations au microscope (merci Simon et Cécile). Ce qui a permis la création de plus d’une 20taine d’oeuvres exposées à l’Atelier de l’Imaginaire en décembre et en février à la bibliothèqe de l’université de Tours.
Ce projet a pu exister grâce au financement du SAPS et leur dispositif d’accompagnement Kaléidoscope.
VISITE DU LABORATOIRE
ÉTAPES DE TRAVAIL ET TIRAGES DES GRAVURES EN ATELIERS
Au cours de 4 premières séances, iels ont été initiés à 3 techniques : le monotype, la linogravure et la gravure sur tetra-pack. Les tenus de travail n’ont pas changé de l’espace du laboratoire à celui de l’atelier. Autre similitude que j’ai voulu mettre en perspective en choisissant le medium de la gravure, c’est le geste de transfert que nous effectuons de la plaque au papier qui s’apparente a celui du transfert de bactérie sur les gelloses.
EXPOSITIONS PUBLIQUES
Exposition à l’Atelier de l’Imaginaire et la Bibliothèque de l’Université de Lettres de Tours.
Pour la scénographie des lieux, j’ai réalisé 4 kakémonos de 2m50 en m’inspirant ou utilisant les oeuvres réalisées par les chercheur.e.s. Un dispositif audio a été conçu également en utilisant un module arduino créé par la Sonothèque, reliant les gravures encadrées dans les boîtes de pétri du laboratoire à des casques permettant l’écoute des interviews réalisées lors de ma visite du laboratoire. Les chercheur.e.s s’expriment sur leur travail au sein du laboratoire et leur parcours profesionnel.
> Télécharger le carnet de résidence
Écouter les interviews en cliquant sur les noms :